Une fois dans la cité du Djiboua (Divo), une image est saisissante au niveau de la Préfecture de région. L’état de dégradation avancée des bâtiments : Façades délabrées, plafonds détériorés, traces d’humidité et sanitaires en mauvais état : le bâtiment, qui incarne la présence de l’État à Divo, a besoin d’une cure de jouvence.
À l’extérieur comme à l’intérieur du bâtiment, plusieurs signes de vétusté sont visibles. Les photographies rapportées par afriksoir montrent notamment des pans de façade fortement dégradés, avec des revêtements qui se sont détachés et des morceaux de maçonnerie retrouvés au pied du bâtiment. Des dégradations qui interpellent.
À l’intérieur, le constat est tout aussi préoccupant. Certaines parties du plafond présentent d’importantes dégradations, laissant apparaître les matériaux sous-jacents. Les traces visibles sur les murs et les plafonds témoignent également de problèmes qui semblent liés à l’étenchéite.
Les sanitaires constituent un autre sujet d’inquiétude. L’une des toilettes présente un sol fortement marqué par la saleté et l’humidité. Une situation qui pose naturellement la question des conditions d’hygiène dans un bâtiment appelé à recevoir quotidiennement des agents de l’État, des populations et de nombreux visiteurs. Il convient de préciser que ces images ne permettent pas, à elles seules, d’établir un diagnostic technique sur la solidité de l’édifice.
Une expertise des services compétents serait nécessaire pour déterminer précisément la nature et la gravité des désordres constatés. Mais le constat visuel suffit à poser une question : combien de temps encore cette situation peut-elle perdurer ? La préfecture de région n’est pas un bâtiment administratif comme les autres. E
lle représente l’autorité de l’État dans une localité donnée. C’est dans cette institution que les citoyens viennent rencontrer l’administration et que sont organisées des activités officielles d’importance pour la vie de la région. Le contraste observé est donc saisissant.
Comment promouvoir une administration moderne, accessible et proche des citoyens lorsque certains de ses bâtiments présentent un tel niveau de dégradation ? La question mérite d’être posée sans polémique, mais avec suffisamment de fermeté pour que le constat ne reste pas sans lendemain.
À travers cet article, rappelle le confrère, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les responsables locaux, encore moins sur les agents qui travaillent dans cette préfecture. Il s’agit plutôt d’attirer l’attention des autorités compétentes sur une situation qui mérite manifestement d’être examinée.
Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, ainsi que les services en charge du patrimoine immobilier de l’État, pourraient être appelés à effectuer une évaluation de l’état général de la préfecture de région de Divo et, si nécessaire, à envisager des travaux de réhabilitation.
Car derrière les murs fissurés, les plafonds détériorés et les sanitaires qui nécessitent manifestement une attention particulière, ce sont des agents publics et des usagers qui sont concernés. La préfecture de Divo mérite un cadre à la hauteur de sa mission républicaine.
Prince B




