Le président sortant Luiz Inacio Lula da Silva a été réélu dimanche pour un quatrième mandat historique à l’issue d’une remontada inédite dans l’histoire démocratique du Brésil.
Selon les résultats officiels portant sur 99,98% des urnes, le candidat du Parti des travailleurs (PT) a obtenu 51,79% des suffrages contre 48,21% pour son rival d’extrême droite, le sénateur Flavio Bolsonaro (Parti Libéral).
Donné perdant par les sondages, le chef de l’Etat de 80 ans, qui fêtera ses 81 ans mardi, a renversé la tendance du premier tour du 4 octobre, où Flavio Bolsonaro était arrivé en tête avec 47% des voix contre 45% pour Lula.
C’est la première fois depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985) qu’un candidat arrivé second au premier tour s’impose au second tour.
La participation a été massive, après une campagne marquée par des tensions. Le Tribunal supérieur électoral avait prolongé de deux heures le scrutin dimanche, après des plaintes faisant état de manque de transports publics à Salvador (Bahia), fief de la gauche.
Devant une foule euphorique rassemblée sur l’Avenue Paulista à Sao Paulo, Lula a lancé : « Dieu veille sur moi ! ».
Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, n’a pas reconnu sa défaite et a réclamé l’annulation du scrutin.
Luiz Inacio Lula da Silva prendra ses fonctions le 5 janvier à Brasilia pour un mandat de quatre ans. La loi lui interdit de briguer trois mandats consécutifs.
Koffi Amani




