Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et ses partenaires sont en atelier depuis ce jeudi 1er octobre à Jacqueville. La rencontre, qui s’achève ce vendredi 2 octobre, vise à améliorer la prévention des violations des droits de l’Homme à travers le renforcement du mécanisme d’alerte précoce et de suivi.
L’institution dispose déjà d’une solide expérience en la matière. Depuis 2021, elle a développé l’Observatoire national du respect des droits de l’Homme, un dispositif axé sur la sensibilisation, l’alerte précoce et l’observation en contexte électoral, qui a permis de recueillir des informations utiles sur les incidents.
Aujourd’hui, le CNDH veut franchir un cap. «Nous voulons faire évoluer cet acquis vers un mécanisme national, structuré, permanent et opérationnel, capable de suivre, en temps réel, les violations ou les risques de violations des droits de l’Homme, dans toutes les situations, notamment celles en lien avec la sécurité », a déclaré son président, le Dr Arnaud Cristian Adjelou, à l’ouverture.
Pour lui, il ne s’agit pas de repartir de zéro, mais de « transformer l’expérience accumulée en un système plus robuste ».
L’atelier vise à établir une compréhension commune du lien entre droits de l’Homme et sécurité, à identifier les risques, à clarifier les rôles des acteurs et à valider les besoins fonctionnels du futur système, afin de dégager une feuille de route concrète.
Au nom du consortium du projet d’appui à la CEDEAO pour la Paix, la Sécurité et la Gouvernance (EPSG), Serge Krou, directeur de programme à Expertise France, a souligné que l’initiative contribue également à renforcer l’architecture de paix et de sécurité de la CEDEAO, tout en promouvant la démocratie et la sécurité humaine.
J .Abalo




