C’est avec le cœur lourd, les larmes aux yeux que j’apprends ce matin la disparition de mon frère, mon ami, mon confrère Traoré Moussa, connu sous le nom de Joseph Assalé.
Nos derniers échanges datent du 11 juillet 2026. Il m’écrivait : « Bonjour Lopez. J’ai appris que tu viens de créer un quotidien. Je suis disponible à collaborer avec le journal. « C’était lui. Toujours disponible. Toujours bienveillant. Même à la retraite, il voulait encore servir la presse.
Il me disait ce jour-là : « Je suis à la retraite. Mais la Radio de la Paix a souhaité, du fait de ma petite expérience professionnelle, que je reste à Bouaké, une zone sensible… Je suis donc libre de collaborer avec d’autres journaux.
« Et le soir, il prenait le temps de regarder mon bébé, Tribune Ivoire, et de me conseiller : « Le caractère de police est très bon, et la Une est aérée. Toutefois, je propose que la rubrique News du jour soit en deux colonnes… »
Voilà l’homme. Grand de cœur. Pour ceux qui ne le savent pas, Traoré Moussa a été celui qui m’a tenu la main à mes premiers pas à Abengourou. Moi, jeune correspondant du Nouveau Réveil, introduit dans le métier par un grand homme, Denis Kah Zion. Lui, déjà ancien de Fraternité Matin à Abengourou. Il m’a appris le terrain, la rigueur, l’humilité du correspondant.
Plus tard, il est devenu Joseph Assalé, la voix posée et crédible de ONUCI FM, puis de la Radio de la Paix à Bouaké. Aujourd’hui, l’Union des Journalistes de Bouaké (UJB) annonce officiellement son rappel à Dieu, ce mardi 29 septembre 2026 à Djebonoua.
Je perds plus qu’un confrère. Je perds un repère. Un Frère, un Aîné de la Presse qui, même de loin, veillait sur le petit Lopez d’Abengourou devenu Directeur général d’une entreprise de presse.
En cette douloureuse circonstance, je présente mes sincères condoléances à sa femme, à ses enfants et à sa famille biologique, ainsi qu’à toute la grande famille de la presse ivoirienne.Va en paix, Aîné. Merci pour tout.
Joel Abalo, Directeur Général du quotidien TRIBUNE IVOIRE




