Bingerville, 28 août 2026 – La jeunesse s’est retrouvée au cœur des échanges sur la prévention des drogues et la santé mentale, vendredi 28 août à Bingerville, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse (JIJ) 2026.
Le WANEP-Côte d’Ivoire a organisé un déjeuner-débat autour du thème : « Jeunesse, drogue et santé mentale : prévenir les risques et renforcer la résilience pour une paix durable ».
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS), avec l’appui de la CEDEAO. La rencontre a réuni des jeunes, des acteurs de la société civile ainsi que des professionnels engagés dans la prévention et la lutte contre les drogues.
Les discussions ont permis d’aborder les conséquences sanitaires, sociales et sécuritaires liées à la consommation de stupéfiants. Le Capitaine Kamara, représentant la Direction de la Police des Stupéfiants et des Drogues (DPSD), a présenté les principaux enjeux sécuritaires liés aux drogues et aux trafics.
Son intervention a permis de mieux comprendre les risques auxquels les jeunes peuvent être confrontés.
De son côté, le Dr Adou, de la Croix-Bleue Côte d’Ivoire, a insisté sur l’importance de la prévention, de l’écoute et de l’accompagnement des personnes confrontées aux addictions et aux difficultés liées à la santé mentale.
Les échanges ont fait ressortir la nécessité d’aller au-delà de la seule approche répressive. Pour les participants, la lutte contre les drogues doit également s’appuyer sur l’éducation, la sensibilisation, l’accompagnement psychosocial et l’implication des communautés.
Dans un environnement régional marqué par différents trafics et formes de criminalité, la protection de la jeunesse constitue un enjeu de sécurité humaine et de consolidation de la paix. D’où l’importance d’agir sur les facteurs de vulnérabilité et de renforcer les mécanismes d’information et d’accompagnement. Les jeunes ont également été présentés comme de véritables acteurs de prévention.
Dans les établissements scolaires et universitaires, les associations, les communautés et sur les réseaux sociaux, ils peuvent contribuer à sensibiliser leurs pairs, déconstruire certaines idées reçues sur les drogues et orienter les personnes en difficulté vers les structures d’aide. À travers cette rencontre, le WANEP-CI entend ainsi renforcer la participation des jeunes aux actions de prévention et de consolidation de la paix.
Une démarche qui repose sur une mobilisation conjointe des institutions publiques, des familles, des professionnels de santé, de la société civile, des médias et de la jeunesse.
Le message est clair : prévenir les addictions et protéger la jeunesse, c’est aussi contribuer à bâtir des communautés plus résilientes et une paix durable.
Kossonou




