Un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs de la filière riz sur l’assurance indicielle s’est ouvert mercredi à Yamoussoukro (centre).La rencontre réunit pendant trois jours l’administration agricole, des producteurs, des financiers et des experts de l’assurance.
Elle vise à vulgariser le concept d’assurance indicielle agricole et à faire le point sur son déploiement dans la filière riz.Représentant le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, le Directeur général de la Planification, des Statistiques et des Projets, Dibi Kokora, a présenté l’assurance indicielle comme « une innovation qui permettra de protéger les producteurs contre les pertes liées aux aléas climatiques ».
Dans un contexte de modernisation de l’agriculture ivoirienne, « la persistance de la vulnérabilité du secteur aux vicissitudes du climat exige la mise en place de stratégies d’adaptation et de résilience efficaces », a-t-il soutenu.
Il a rappelé que le financement occupe une place centrale dans le Programme national d’investissement agricole de 3ème génération (PNIA 3) en cours de formulation.Encore méconnue dans le secteur agricole ivoirien, l’assurance indicielle a été érigée en priorité par le gouvernement dans sa quête de souveraineté alimentaire.
Elle doit contribuer à intensifier la production locale de riz, à sécuriser les revenus des producteurs face aux changements climatiques et à rassurer les institutions financières.Plusieurs initiatives pilotes ont déjà été conduites par le secteur privé et des partenaires techniques et financiers pour limiter l’impact des baisses de rendement.
Un financement de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a été obtenu pour la mise en œuvre du Projet de mise en place d’un mécanisme d’Assurance Récolte Indicielle en Côte d’Ivoire (PASSIR). Trois filières prioritaires ont été identifiées pour le lancement des premiers produits : le coton, le palmier à huile et le riz.L’atelier prend fin vendredi.
Jo Parker




