JNCC 2026 : Le DG du CCC annonce deux chantiers majeurs

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La 10è édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat s’est ouverte le 1er septembre à Abidjan sous le thème : « Jeunesse et cacaoculture du futur ». Dans son discours d’ouverture, le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao a rappelé le chemin parcouru depuis la réforme de 2011/2012, qui garantit au producteur au minimum 60% du prix CAF, et a présenté les chantiers à venir.

Deux chantiers majeurs ont été annoncés : l’entrée en vigueur ce 1er septembre du Système National de Traçabilité (SNT) avec la carte du producteur, et le déploiement de la Norme ARS-1000 pour le cacao durable, avec le Différentiel de Revenu Décent (DRD). Sur la transformation, le DG a été précis : pour la campagne 2025/2026, les quantités transformées s’élèvent à 650.000 tonnes, soit un taux de transformation de 30%.

La capacité installée actuelle est de 1.115.000 tonnes et sera portée à 1.344.000 tonnes dès la campagne 2026/2027 avec l’arrivée de nouvelles usines. Cependant, sur le terrain, une question demeure : comment rendre le cacao attractif pour la jeunesse ?Le cours mondial oscille entre 6.721 et 6.768 USD la tonne à New York.

Au même moment, le prix bord champ reste à 1.200 F/kg, avec des baisses constatées dans les zones d’accès difficile. Ce décalage alimente la comparaison qui fait mal dans les campements : 1 kg de cacao à 1.200 F face à l’orpaillage clandestin qui offre des gains immédiats.

Pour un jeune qui doit entretenir un verger vieillissant touché par le swollen shoot – en attendant la fin des essais du CNRA et du Professeur Mamadou Doumbia de l’Université Nangui Abrogoua – le choix économique devient complexe.

C’est tout le sens du thème de cette année. Le Conseil mise sur la formation avec le Centre d’Akoupé-Zeudji et sur la recherche pour fournir des semences à haut rendement, résistantes à la sécheresse et adaptées à la mécanisation. Le DRD et la règle des 60% sont les bons outils.

L’enjeu pour la prochaine campagne sera de les rendre plus perceptibles dans la poche du planteur, notamment dans les zones reculées. Pour que la jeunesse, dont l’âge moyen des producteurs est de 40 ans selon le recensement cité par le DG, voie dans le cacao non seulement une fierté nationale mais une activité viable.

Koffi Amani

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