C’est officiel, pour la campagne 2026-2027, le prix bord champ du Kg du cacao est fixé à 1.200 F tandis que celui du café est à 1.300 F. L’annonce en a été faite, mardi 1er septembre à l’ouverture de la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), tenue à Abidjan.
Comparé au prix de la campagne précédante, l’on enregistre une baisse qui traduit le retournement brutal des cours internationaux. Le cacao ivoirien change de prix, mais aussi de contexte.
À l’ouverture de la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), mardi 1er septembre au Parc des Expositions d’Abidjan, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a levé le voile sur le prix qui accompagnera la nouvelle campagne.
Cette annonce intervient après plusieurs semaines de tractations et d’arbitrages entre les différents ministères concernés. Agriculture, Finances, Plan, Commerce, Industrie : tous ont été associés aux discussions ayant conduit à cette décision, à en croire Bruno Nabagné Koné.
Pour le ministre en charge de l’Agriculture, la responsabilité collective, c’est également de fixer un prix qui soit financièrement et budgétairement soutenable. « La responsabilité, c’est de fixer un prix qui soit le plus haut possible en fonction des ventes par anticipation faites par le Conseil du Café-Cacao », a indiqué le ministre Bruno Nabagné Koné non sans lever un coin du voile sur la soutenabilité financière.
Selon lui, la flambée exceptionnelle des cours mondiaux avait permis à la Côte d’Ivoire de porter le prix bord champ à des niveaux jamais atteints. La campagne précédente avait ainsi été marquée par un prix de 2 800 FCFA/kg, présenté comme un record par les autorités.
Le contraste est saisissant. En l’espace de quelques mois, le prix payé au producteur aura été divisé de plus de moitié. Pour autant, le ministre estime que le niveau retenu demeure historiquement élevé.C’est le troisième meilleur prix d’achat en campagne principale, a-t-il souligné, après les 2 800 FCFA de 2025-2026 et les 1 800 FCFA de 2024-2025.
« Le chiffre de 1.200 FCFA pour cette campagne se trouve donc une décision que le gouvernement présente comme le résultat d’un arbitrage au plus haut niveau de l’État », a-t-il martelé soulignant le caractère collégiale de la décision. « C’est une décision qui tient compte d’un grand nombre de paramètres », a précisé le ministre Bruno Koné qui note que la fixation du prix n’est pas le résultat d’un simple calcul administratif, mais d’un arbitrage entre plusieurs impératifs : les cours internationaux, les ventes anticipées, le revenu des producteurs et les capacités budgétaires de l’État.
Revenant à la 10ᵉ édition des JNCC, il faut rappeler qu’elles se tiennent autour du thème un thème : « Jeunesse et cacaoculture du futur » qui rappelle que la Côte d’Ivoire demeure le premier producteur mondial de cacao, avec une production estimée à près de 2,2 millions de tonnes. Mais la filière doit désormais préparer sa relève.
Compte tenu du vieillissement des producteurs, de la productivité des plantations, du changement climatique, la préservation des forêts, les revenus agricoles et la transformation locale qui sont autant de défis conditionnant l’avenir du secteur. L’objectif est donc d’attirer une nouvelle génération vers une agriculture plus moderne, plus rentable et davantage connectée aux technologies.
Prince B.




