Lutte contre l’orpaillage illégal/ Le gouvernement ivoirien en guerre contre la mafia de l’or

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Pendant longtemps en Côte d’Ivoire, les autorités ont fermé les yeux sur l’orpaillage illégal. Un fléau qui a gangrené les forêts, rougi les fleuves, dévasté les terres agricoles et installé l’insécurité dans les villages. Tout le monde voyait, mais personne n’osait agir, tant le sujet était devenu tabou et politiquement sensible.


Aujourd’hui, le gouvernement du Président Alassane Ouattara a décidé de prendre ce problème à bras-le-corps, là où dans un passé récent, ses prédécesseurs refusaient d’assumer leurs responsabilités par calcul politique.


La lutte n’est plus un simple slogan. Elle est désormais structurée et assumée au plus haut sommet de l’Etat, avec la création du Groupement Spécial de Lutte contre l’Orpaillage Illégal (GS-LOI) et la multiplication des opérations coup de poing sur l’ensemble du territoire.
De Tingréla à Daoukro, en passant par Bongouanou, Bocanda et Bouaflé pour ne citer que ces localités, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont mis à exécution le plan national de déguerpissement des sites clandestins.


Sur le terrain, le bilan est sans appel : des sites détruits, des pelleteuses et autres engins saisis puis brûlés, et les occupants interpellés puis conduits devant les autorités judiciaires. Mieux, les FDS ne s’attaquent plus seulement aux petits orpailleurs, mais également aux commanditaires et aux réseaux qui financent ce désordre.


Car au-delà de quelques jeunes en quête de survie, c’est un véritable système mafieux, avec des complicités et des financements étrangers, qui a semé le désordre dans l’écosystème. Dès lors, son démantèlement devient une question de souveraineté nationale.


« Comment parler de préservation du cacao, de l’eau potable et de nos forêts si l’on laisse des pelleteuses clandestines détruire le Bandama ou le Comoé ? », interroge une source sécuritaire.


Pour l’exécutif, cette fermeté est la marque d’un gouvernement responsable qui, au lieu de caresser le désordre pour être populaire, prend des décisions parfois impopulaires mais nécessaires. Certes, il faudra organiser l’orpaillage artisanal et proposer des alternatives à la jeunesse, mais l’urgence était de rétablir l’autorité de l’Etat.C’est désormais chose faite.

Koffi Amani

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