A l’issue des travaux du séminaire bilan 2025, perspectives 2026, organisé par la Direction Générale des Impôts (DGI), les 16 et 17 février 2026 à Yamoussoukro, il a été constaté au cours des travaux des dysfonctionnements au niveau des dégrèvement et exonération.
Ce sujet a fait l’objet d’une communication présentée par l’Inspecteur général Adjoint des services fiscaux. Son exposé a mis à découvert des méthodes irrégulières. En raison des montants élevés, le Directeur Général des impôts, Ouattara Sie Abou, a commis l’Inspection générale des services fiscaux à l’effet d’ouvrir une enquête approfondie.
Mais depuis, c’est le Syndicat des agents du Trésor (SAGI) qui a repris ce combat à son compte. Non seulement, l’organisation syndicale a saisi la Cour des comptes, l’Inspection Générale d’Etat, mais également la tutelle Ministérielle et la Primature. Depuis le 21 juillet 2026, c’est autour du Procureur de la République près le Pôle pénal économique et financier de recevoir une plainte aux fins de diligenter une enquête autour de « 39 milliards F détournés à partir de la falsification de la signature électronique du DG », selon le SAGI.
Cette démarche ne semble pas rencontrer l’assentiment de la Direction générale des Impôts qui affirme avoir saisi déjà les juridictions compétentes pour tirer cette affaire au clair en dehors de toute influence extérieure. D’ailleurs, elle y voit des mains obscures tapies dans l’ombre pour tenter d’avoir la tête du DG.
Contactée par téléphone pour en savoir davantage, la direction générale des Impôts s’est perdue en conjectures : « Est-ce que le SAGI a connaissance de l’enquête ordonnée depuis 3 mois par le directeur général des impôts auprès de l’inspection générale ? Est-ce que ce syndicat sait que des agents sont arrêtés dans le cadre de cette affaire ?». Précisant que le DG des impôts a décidé de ne pas communiquer sur ce dossier pour laisser les enquêteurs travailler sereinement.
Puis, de contester une autre affirmation qui est véhiculée par le SAGI. « Depuis quand le DG dispose d’une signature électronique pour être falsifiée ? Le DG n’a aucune signature électronique. Ils sont dans l’intox et la désinformation. Ils ont quelle preuve pour avancer 39 milliards F ? Ce montant est imaginaire. Ils sont dans la médisance et au service des chapelles politiques. On le sait tous à la DGI », a stigmatisé notre interlocuteur qui a enfoncé le clou en ces termes : « La DGI se réserve le droit de poursuivre le SAGI et son secrétaire général pour atteinte à la dignité, à l’honneur et diffusion de fausses nouvelles ». Affaire à suivre donc !
G. De Gnamien




