La première Journée nationale de l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) de la filière café-cacao a eu lieu, samedi 25 juillet 2026 à Duékoué en présence du Ministre en Charge de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné. Cette tribune a permis au Directeur général du Conseil Café-Cacao, Yves Brahima Koné, de lancer un appel fort à l’ensemble des acteurs de la filière pour réussir le défi de la traçabilité, de la qualité et de la durabilité.
En effet, face aux nouvelles exigences européennes sur la lutte contre la déforestation, il a invité les producteurs ivoiriens à se mobiliser afin de préserver la place de leader mondial de la Côte d’Ivoire dans la production de cacao.
Le directeur général du Conseil Café-Cacao, Yves Brahima Koné, a livré un message de mobilisation et de responsabilité. « Cette journée nous rassemble autour d’une ambition commune : construire une filière café-cacao toujours plus forte, plus compétitive et, surtout, plus prospère pour les producteurs ivoiriens », a indiqué Yves Brahima Koné estimant que la filière ivoirienne se trouve aujourd’hui à un tournant décisif de son évolution.
A l’en croire, la principale échéance reste l’application, dès le 1er janvier 2027, du règlement de l’Union européenne sur la lutte contre la déforestation. Ce nouveau dispositif impose aux pays exportateurs de cacao et de café de garantir que leurs produits ne proviennent pas de plantations issues de la déforestation.
Face à cette nouvelle donne internationale, Yves Brahima Koné a assuré que la Côte d’Ivoire a pris les devants. « Depuis 2019, sous l’impulsion du Gouvernement, le Conseil du Café-Cacao prépare activement la filière afin de préserver l’accès de notre cacao et de notre café aux marchés internationaux », a-t-il rappelé. Au cœur de cette stratégie figure le Système national de traçabilité, un outil destiné à permettre le suivi du cacao depuis la plantation jusqu’au port d’exportation.
Une innovation qui constitue, selon le directeur général du Conseil Café-Cacao, bien plus qu’une simple réponse aux exigences européennes. « Cette avancée constitue certes une garantie pour nos partenaires internationaux, mais représente surtout une formidable opportunité de mieux valoriser le cacao ivoirien et de renforcer durablement la compétitivité de notre filière », a-t-il affirmé. Toutefois, Yves Brahima Koné a insisté sur le rôle central des producteurs dans la réussite de cette transition.
Il a invité tous ceux qui ne disposent pas encore de leur carte de producteur à se rapprocher des délégations régionales du Conseil Café-Cacao ou des cellules de veille installées dans les localités. Pour lui, cette carte est, désormais, la clé qui permettra à chaque producteur de continuer à commercialiser son cacao dans les meilleures conditions.
Au-delà de la question de la traçabilité, le directeur général du Conseil Café-Cacao a également mis l’accent sur la qualité du produit ivoirien. Pour conquérir durablement les marchés internationaux, la Côte d’Ivoire doit maintenir un cacao répondant aux standards mondiaux. Pour le responsable du Conseil Café-Cacao, l’avenir de la filière repose sur une alliance entre producteurs, coopératives, acheteurs, exportateurs et pouvoirs publics.
Tous doivent œuvrer dans la même direction afin de faire du cacao ivoirien une référence mondiale en matière de qualité, de durabilité et de transparence. « La traçabilité n’est plus simplement une obligation réglementaire : elle est devenue un véritable levier de compétitivité, de durabilité et de confiance », a conclu Yves Brahima Koné.
La Journée nationale de l’OIA de la filière café-cacao, faut-il le rappeler, vise à renforcer la concertation entre les différents maillons de la filière.
P. B




