À l’approche du 30 juillet : Le PDCI-RDA invoque le précédent de 2013

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Au fur et à mesure qu’on tend vers le 30 juillet, les débats internes au PDCI-RDA refont surface. Dans ce contexte, plusieurs cadres du parti rappellent le précédent de 2013, année où une plainte en justice avait tenté de suspendre le 12ème congrès. En effet, le 2 octobre 2013, le tribunal d’Abidjan s’était prononcé sur une requête introduite par 18 militants de base proches de MM. Mady et KKB.

Ces derniers invoquaient des irrégularités lors du congrès, l’exclusion de 6000 délégués et l’âge du président Henri Konan Bédié. Au final, la justice avait déclaré la requête irrecevable. Elle a retenu d’abord un défaut de qualité pour agir, car seuls les organes statutaires sont habilités à saisir la justice au nom du PDCI-RDA.

Elle a ensuite souligné l’incompétence du juge des référés à se prononcer sur la vie interne d’un parti politique. Dans la foulée, le congrès s’est tenu du 3 au 6 octobre 2013 et Henri Konan Bédié y a été réélu.Douze ans plus tard, des procédures similaires visent la direction actuelle et son président, Tidjane Thiam. Cependant, le contexte a évolué. Avant le 30 juillet, le parti a organisé des consultations dans tous les Districts.

Partout, le nom de Tidjane Thiam est ressorti largement en tête, avec des scores avoisinant les 99%.De ce fait, pour les proches de la direction, trois enseignements s’imposent. D’abord, la justice ivoirienne s’est déjà déclarée incompétente pour gérer les affaires internes d’un parti. Ensuite, seule la base, à travers ses instances statutaires, est habilitée à désigner ses dirigeants.

Enfin, les périodes de contestation se soldent souvent par un renforcement du leadership. Ainsi, à l’approche du 30 juillet, le message martelé est clair : le PDCI-RDA est régi par des textes. « On ne gagne pas le PDCI au tribunal. On le gagne à la base », résume un cadre. Et la base, selon le parti, s’est déjà exprimée.

J ABALO
Source : Le Patriote

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