BOUAKÉ / Sécurité alimentaire et nutritionnelle : Le Cnra appelle au financement de ses projets

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Afin de présenter à la presse les résultats de recherche du Laboratoire Central Sols, Eaux et Plantes (LCSEP), et du Programme Plantes à Racines et Tubercules de la Station de recherche sur les cultures vivrières, la direction régionale du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) de Bouaké a organisé, le mardi 14 juillet 2026, une rencontre d’information, d’échanges et de visite de ses locaux à l’endroit des journalistes de Bouaké.

Autour du thème :  » Contribution du Cnra au renforcement de la résilience de l’agriculture ivoirienne face aux défis actuels « , le directeur du Lcsep, Dr Yao Guy Fernand, a fait savoir que cette rencontre a pour ambition de développer les outils de décision liées aux questions d’orientation, de planification des différentes activités agricoles.

« Ce laboratoire a permis au terme de ces différents programmes financés par les filières du café – cacao, du palmier et du coton, de pouvoir mettre à jour une carte actualisée à une échelle détaillée et précise des sols de la Côte d’ivoire. Au-delà de cela, ladite carte a permis, de façon globale, de pouvoir avoir des cartes détaillées de tous les agropoles qui ont été délimités au niveau national dans le programme d’investissement agricole de la Côte d’Ivoire. Celles-ci vont pouvoir servir d’orientation, de planification en fonction des caractéristiques des sols qui ont été identifiés pour savoir quelles sont les cultures qui sont les mieux propices pour chacune de ces zones », a-t-il indiqué.

À la suite du chercheur agropédologue, le chef du programme des plantes arachides de tubercule du Cnra, Dr Essis Brice, a présenté et développé les technologies de production de sémences saines, dans sa communication.

« L’objectif est d’instruire les journalistes sur la technologie hydroponique semi-autotrophe, (Sah) adaptée à la production des sémences d’igname, du manioc, de la patate douce et du gingembre. À partir de laquelle, nous pouvons produire suffisamment de sémences pour les producteurs sémenciers et même pour le monde agricole. La deuxième technologie a été basée sur l’igname, qui est la technologie sur les mini fragments. Il faut dire que dans la production classique de la production de sémences d’igname, on partait de deux à trois sémences dans la production classique. Mais avec cette technologie, nous multiplions par trois les sémences qui passent de huit à dix pour un seul pied d’ingname. En utilisant les tiges aériennes également, nous obtenons aussi une multiplication rapide des sémences », a-t-il informé. Représentant le directeur régional du Cnra, N’Zué Boni, a affirmé que l’événement du jour consiste à mettre sous les projecteurs, les avancées technologiques agricoles réalisées par le Cnra, afin que les acteurs se l’approprient.

«En plus de créer un intérêt auprès de l’État et des partenaires pour le financement des projets de recherche dans le cadre de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population ivoirienne », a-t-il souligné. Ajoutant que l’engagement du Cnra à continuer à jouer sa mission de recherche agronomique, et de mise à disposition des innovations technologiques adaptées aux exigences des producteurs, des transformateurs, de sorte que chaque acteur de la filière puisse tirer le meilleur profit de ses activités.

Le coordonnateur scientifique du Cnra a, quant à lui, relevé la nécessité de promouvoir davantage les technologies qui renforcent l’agriculture intensive. « Les terres manquent, les aléas climatiques sont réels. Donc, nous mettons en oeuvre des technologies pour que l’agriculture dite intensive qui ne nécessite pas de grande surface de terre puisse vraiment être promue. La recherche coûte cher, mais elle est rentable. Le Cnra fait des efforts pour s’auto-financer, mais nous souhaitons que les partenaires financiers puissent continuer à travers les projets, ou des engagements à financer le Cnra, pour que nous puissions poursuivre nos travaux de recherche au niveau des innovations technologiques, pour que véritablement l’agriculture ivoirienne connaisse un meilleur environnement au niveau de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a-t-il dit.

Une visite guidée des installations du Laboratoire Central Sols, Eaux et Plantes (Lcsep), et du Programme Plantes à Racines et Tubercules de la Station de recherche sur les cultures vivrières, a mis fin à cette journée de la presse du Cnra.

Abdel Sanassy, correspondant régional

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