Le magazine Luxe Made in Africa (LUXAF) a lancé la première édition de sa Masterclass, qui se déroule du 16 au 30 juillet 2026 à Abidjan. Cette initiative entend renforcer les compétences des jeunes dans les métiers de l’artisanat, de la mode, du design et des industries créatives.
La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue le jeudi 15 juillet 2026 dans les locaux de LUXAF, en présence de représentants du maire de Cocody et du président de la Chambre nationale de métiers de Côte d’Ivoire.
Pour Aïcha Bakayoko, directrice générale de LUXAF, cette initiative participe à la construction d’un luxe africain enraciné dans l’identité et la créativité du continent. « Le luxe africain n’est pas une copie de celui des autres. Il est l’expression authentique de notre histoire, de notre créativité, de notre culture et de notre identité », a-t-elle déclaré.
S’adressant aux participants, elle les a présentés comme les futurs acteurs des industries créatives africaines, notamment dans le stylisme, le design, la maroquinerie et l’entrepreneuriat. Elle les a également invités à cultiver le travail, l’apprentissage et la persévérance, indispensables à la construction d’une réussite durable.
La formation, un levier pour bâtir le luxe africain
Le panel inaugural, organisé autour du thème « Former les bâtisseurs du luxe africain », a réuni plusieurs professionnels autour des enjeux liés à la professionnalisation des métiers du luxe.
Partenaire officiel de cette première édition, la Chambre nationale de métiers de Côte d’Ivoire entend accompagner le renforcement des capacités des artisans et des créateurs. Le secrétaire exécutif de la CNMCI, Gbon Vamara Coulibaly, a notamment participé aux échanges consacrés à la formation professionnelle et à la transmission des savoir-faire.
Selon Traoré Alpha, secrétaire exécutif de la CNMCI, l’Afrique dispose d’un potentiel créatif important. Mais, estime-t-il, le talent doit être soutenu par une solide maîtrise technique. « Les créateurs et les artisans sont pétris de talents. Mais il est nécessaire de renforcer leurs capacités techniques, car le luxe repose sur la qualité, les finitions et le choix des matériaux », a-t-il expliqué.
Il a ainsi encouragé les artisans à s’intéresser davantage aux programmes de formation et de tutorat afin de perfectionner leurs compétences et de mieux répondre aux exigences du marché.
La propriété intellectuelle a également occupé une place importante dans les échanges. Représentant le directeur général de l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle (OIPI), Dominique Bess, épouse Balois, chef du service Communication et Vulgarisation de la propriété intellectuelle, a sensibilisé les participants à la nécessité de protéger leurs créations.
« Lorsqu’on n’est pas connu, on ne peut pas se faire reconnaître. La protection est donc la base », a-t-elle souligné.
Cinq professionnels pour transmettre leur savoir-faire
Durant les deux semaines de formation, les participants bénéficient de l’expérience de cinq professionnels issus de différents domaines. Ces experts partagent leurs parcours, leurs réussites, leurs erreurs, leurs échecs, ainsi que leurs méthodes et savoir-faire.
Il s’agit de Jean Awa, spécialiste de la maroquinerie ; Olivia Perez, couturière, styliste et modéliste ; Roger Bongo, styliste, modéliste et couturier ; Richkoff, expert en parfumerie ; et Suzanne Abrogois, spécialiste du tissage du pagne traditionnel africain baoulé.
À travers cette première édition, LUXAF ambitionne de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels capables de porter le luxe africain, de valoriser les savoir-faire du continent et de les inscrire durablement dans les standards de l’industrie créative internationale.
Kossonou




