SPORT / 16es de finale Mondial 2026 : L’Afrique sort par la petite porte à la 86e minute

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Coup dur pour le football africain. Côte d’Ivoire, Sénégal, RDC : les 3 représentants du continent ont tous plié bagage dès les 16es de finale, et sur le même scénario. Éliminés à la 86e minute. Une contre-performance qui pose question. D’abord, le syndrome de la 86e minute.

Sortir les 3 équipes sur un but encaissé dans les arrêts de jeu, ce n’est pas un hasard. C’est, en effet, le signe d’une équipe qui craque physiquement et mentalement dans le « money time ». L’Afrique a le talent, la vitesse, l’impact. Mais, force est de constater qu’elle n’a pas encore la gestion de la fin de match au niveau des cadors.

Concrètement, face à l’Europe et l’Amérique du Sud, 90 minutes ne suffisent plus. Il faut tenir 90+8 avec concentration maximale. Or, sur ces 3 matchs, la rigueur défensive a lâché dans les 5 dernières minutes. C’est précisément là qu’on perd les Mondiaux. Ensuite, se pose le problème de l’expérience. Le Sénégal, champion d’Afrique 2022, sort trop tôt pour son statut.

La Côte d’Ivoire, 2 ans après sa CAN 2024, n’a pas confirmé. Quant à la RDC, surprise du tournoi, elle a payé son inexpérience du KO. Parallèlement, aucune des 3 n’aligne de joueurs habitués des quarts ou demies en Ligue des Champions. A ce titre, l’écart se creuse avec les Européens qui baignent dans cette culture de la gagne. Dans le même temps, la comparaison s’impose. L’Europe fonctionne comme une machine : banc de 25 joueurs de niveau, staff data, préparateurs mentaux. Elle est, en somme, « sur le terrain » H24.

A l’inverse, l’Afrique arrive souvent en pleine forme à la CAN, puis découvre le très haut niveau en juin. Dès lors, le constat est implacable : chaque fois qu’on fait fi de la préparation sur la durée, il y a crise à la 86e. Enfin, il faut tirer les leçons. L’Afrique ne peut plus se contenter de « participer » et de « bien jouer ». Trois équipes, trois éliminations à la 86e, c’est trois fois le même problème : finition, gestion, banc, mental.

Il convient donc de souligner que le temps de l’Afrique arrivera, mais seulement si elle met les moyens : championnats locaux plus compétitifs, plus de cadres dans les grands clubs, et une culture de la victoire jusqu’au coup de sifflet final. Sinon, la « finale » prédite pour l’Afrique restera encore celle de l’adversaire.

K.A.Lopez

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