Dans le cadre de la mobilisation et la redynamisation de l’Association des producteurs pour la redynamisation de l’hévéaculture en Côte d’Ivoire ( APeci), le président du conseil d’administration, Doukouré Toussaint, a échangé avec les membres sur les gros défis de la filière hévéa en Côte d’Ivoire. Cette rencontre qui s’est déroulée à la préfecture de Daloa, samedi 27 juin dernier, a vu une grande mobilisation des planteurs d’hévéa dans la région du Haut Sassandra.
Le président a saisi cette tribune pour partager les objectifs proches que la Côte d’Ivoire veut atteindre. «La Côte d’Ivoire veut passer de la troisième à la deuxième place mondiale. Donc elle vise la deuxième place mondiale en ce moment. Mais, l’objectif c’est de devenir le premier producteur mondial de l’hévéa.
Nous sommes déjà premier africain, pourquoi pas premier mondial ? s’est-il interrogé tout en soulignant qu’il faut renouveler le verger devenu de plus en plus vieillissant. « Il s’agit de planter 500 mille hectares d’hévéa par an et cela sur dix ans. Il s’agit d’un important défi à relever pour les producteurs de l’hévéa », a indiqué le président qui a, par ailleurs, annoncé des actions sociales afin d’améliorer les conditions de travail et de vie des planteurs d’hévéa en Côte d’Ivoire. « L’ Apromac a engagé une action sociale à l’endroit des producteurs. Il met à disposition des pieds de l’hévéa à hauteur de 50 mille francs CFA à l’ hectare. Et quand on sait que, par le passé, un seul pied revenait à 600 FCFA, vraiment c’est une aubaine que chacun doit saisir », s’est convaincu Doukouré Toussaint.
Face aux grandes ambitions de cette filière agricole, le coordonnateur régional Liggnon Guédé a fait un état des lieux en ce qui concerne l’implantation de cette association. Occasion pour le président de se réjouir de la forte implication de cette organisation des producteurs.
Cependant, il a estimé que les choses peuvent s’améliorer. C’est pourquoi, le coordonnateur et les délégués ont été appelés à investir encore le terrain en vue de ratisser large. Pour le président Doukouré Toussaint, ce secteur agricole est une réponse efficace à l’employabilité des jeunes.
Aussi a-t-il sensibilisé les jeunes à investir dans le secteur qu’il qualifie de porteur d’espoir pour cette frange de la population. « L’hévéa nourrit son homme. Aujourd’hui, en plus du latex, les graines et le bois de cette plante produisent beaucoup d’argent. C’est pourquoi je voudrais encourager les jeunes surtout, les femmes à investir dans le secteur de l’hévéa culture », a-t-il conseillé avant de les exhorter à ne plus brader les terres.
Quant aux femmes, elles ont plaidé pour avoir des lopins de terre indispensables à la création de leurs plantations. Après avoir salué les efforts du PCA, ses collaborateurs de la région du Haut Sassandra se sont engagés à faire rayonner cette région.
Germain K. (Info GT)




