Le RHDP de Ouattara ou l’art de surfer sur les vagues

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Les écrits de O. Cherif, comme ceux de Ferro M. Bailly, parus dans Le Nouveau Réveil de ce lundi 27 avril, procèdent d’une même veine. Loin d’être des analyses politiques, ils relèvent davantage d’une mise en scène métaphysique, caricaturée en manchette du quotidien du PDCI-RDA (Ça chauffe dans la case : L’implosion guette le RHDP de Ouattara).

Les plumitifs du jour ont entendu le ministre d’État, Kobenan Kouassi Adjoumani, sans rien interroger, sans rien approfondir.
Puis, ils se sont empressés de prophétiser, au lieu de se référer à ce qu’enseigne la science des organisations sur les dynamiques d’association, de cohésion et de pérennité.
Ils se placent dans la posture commode de celui qui prétend connaître l’heure du crépuscule du RHDP après Alassane Ouattara.

Mais la « mort » annoncée n’est, au fond, qu’une autre manière de nommer la vie politique ordinaire : tensions internes, débats, ajustements, rivalités, nécessité de rester soudés malgré les secousses.
Ce qu’ils décrivent comme fin n’est souvent que l’épreuve normale de toute organisation durable.
Ces pamphlétaires confondent la fièvre avec le décès.

Le « Gourou » et l’Architecte

En nommant Alassane Ouattara « gourou », la formule se veut moqueuse. Elle finit pourtant par reconnaître une réalité : celle d’un homme d’une vision, bâtisseur méthodique.
L’homme politique en question n’a cessé de travailler à ce qu’aucune turbulence, aucune conversation dérangeante, aucune querelle passagère ne compromette un dossier solidement tenu.

Le RHDP apparaît ainsi comme un projet conçu pour résister aux chocs : alternances de circonstances, ambitions personnelles, humeurs militantes et usure du temps.

Là où les militants-journalistes croient discerner la fragilité, l’architecte du RHDP avait déjà posé des fondations solides, rappelant à chacun les raisons d’être ensemble pour poursuivre l’édification du pays, à l’inverse de ceux qui l’ont abîmé et dont les formations politiques se consument dans l’implosion permanente.

Le RHDP n’a que faire des signes

Lorsque Alassane Ouattara affirme, le 12 août 2023, lors de l’inauguration du pont portant son nom, que le RHDP est appelé à demeurer au pouvoir pour au moins cinquante ans, la formule dépasse la simple ferveur partisane.
Elle résonne comme un appel à la conscience, à la responsabilité collective dans les districts et les régions, ainsi qu’à l’engagement individuel de chaque militant.

Elle signifie que gouverner durablement impose de voir loin, de préparer la relève, de maîtriser les ego et de placer l’intérêt général au-dessus des vanités personnelles.
Cinquante ans n’est pas un horizon chronologique : c’est une charge morale et politique.

Le garde-fou contre la prédiction Naufrage

La véritable croisière du RHDP ne consiste pas à substituer le convenable à l’essentiel, mais à ne jamais livrer l’essentiel au superficiel.
Le métaphysicien O. Cherif, incapable de ranimer par ses prestidigitations le reliquat de parti dont il est membre et qui est administré virtuellement, s’agrippe aux paroles au lieu d’apprendre à lire les symboles d’un grand parti à travers les actes du Président Alassane Ouattara.

Voilà le miroir tendu aux militants de toutes sensibilités du RHDP : demeurer ensemble sans jamais renoncer à l’exigence de la fidélité, face à la frivolité et à la naïveté des voisins.

Face aux annonces funèbres de ce quotidien encarté PDCI-RDA, Alassane Ouattara oppose un garde-fou : organisation, continuité et responsabilité. Là où les prophètes du naufrage annoncent la tempête, le capitaine du RHDP apprend à son équipage l’art de traverser la mer. Le serpent peut changer de peau, mais jamais d’intérêt.

Dr. Kalilou Coulibaly

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