Samedi dernier, le Premier Ministre Robert Beugré Mambé s’est rendu au domicile de Yeo Martial à Angré 7ème Tranche, dans les encablures du centre des impôts. L’entraîneur mythique des Éléphants, vainqueur de la CAN 1992, a reçu la visite du Chef du Gouvernement.
Pas de caméras, pas de protocole lourd. Un geste simple. Une poignée de main, des échanges, un moment de respect entre deux hommes d’État à leur manière.
Yeo Martial, c’est le Sénégal 92. La première étoile. Le premier sacre continental qui a fait pleurer toute une nation. 34 ans après, voir le Chef du Gouvernement, se déplacer personnellement chez l’homme qui a écrit cette page d’histoire, ça touche. Selon un proche du Premier Ministre présent lors de la visite, Beugré Mambé a tenu à « saluer un bâtisseur de la nation, un homme qui a donné à la Côte d’Ivoire sa première grande fierté footballistique ». Le message était clair : la République n’oublie pas ses héros.
Du côté de la famille Yeo, l’émotion était palpable. « Le Coach a été très touché. Recevoir le Premier Ministre chez lui, à Angré 7ème Tranche, c’est une marque de considération qui dépasse le football », confie un membre de son entourage. « À 80 ans passés, il sait que le pays se souvient. »
Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé. Anciens internationaux, journalistes sportifs et supporters saluent unanimement l’initiative. Pour beaucoup, « ce sont ces gestes-là qui réconcilient un peuple avec ses institutions ».
Un ancien Éléphant de 92, joint par téléphone, résume : « Yeo Martial nous a appris la gagne. Que le PM aille le voir, c’est nous dire à tous : on respecte votre histoire. »
La grandeur dans la simplicité
Des gestes apparemment simples mais qui touchent profondément. Dans un pays où l’on court après le buzz et les annonces, Beugré Mambé rappelle qu’un État, c’est aussi ça : savoir dire merci. Savoir s’incliner devant ceux qui ont donné à la Côte d’Ivoire ses premières larmes de joie.
Yeo Martial a formé des hommes, gagné une CAN, marqué l’histoire. Le recevoir chez lui, c’est rappeler aux jeunes que le pays n’oublie pas ses héros. C’est aussi envoyer un signal aux acteurs du sport : le mérite est reconnu, hier comme aujourd’hui.
Dans le football comme dans la vie, le respect ne coûte rien. Mais il vaut tout. Samedi dernier, le Premier Ministre a offert mieux qu’un discours : une leçon de reconnaissanceEt parfois, c’est exactement ce dont le pays a besoin.
J. Abalo




