rafic de voitures de luxe volées en Europe : Le cerveau présumé aux mains de la Police ivoirienne

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Depuis quelques mois, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, est régulièrement saisi par la direction d’Interpol au sujet de voitures de luxe volées en France, en Italie ou en Espagne, et remises en circulation à Abidjan.

Le cerveau présumé de ce trafic bien huilé qui aurait réussi à faire venir ces véhicules au Nigeria, au Togo ou au Bénin avec pour destination finale la Côte d’Ivoire, est aux mains de la police nationale depuis le 4 mars 2026, si l’on s’en tient à certaines sources proches du dossier. Pour atteindre le territoire ivoirien, le truand réussirait à frauder à la frontière de Noé pour ensuite inonder le marché ivoirien de ces véhicules de luxe volés.

Il s’agit donc de M. Y. dit Amada, un national béninois. Selon les premiers résultats de l’enquête, il serait impliqué depuis plusieurs années dans un trafic de voitures haut de gamme volées en Europe, qu’il faisait transiter par des pays comme le Bénin, le Nigéria, notamment la ville de Lagos, et le Togo pour les revendre en Côte d’Ivoire. A en croire nos sources, il réussirait ce travail en complicité avec sa copine qui, elle, travaille pour le compte d’une chaîne de télévision privée.

Mais, il n’y a pas que les voitures de luxe volées en Europe qui pénètrent le marché ivoirien. Avec son réseau, Amada et ses complices volent aussi des véhicules en Côte d’Ivoire en les faisant sortir du pays par la frontière Est ; c’est-à-dire le Ghana à partir de fausses pièces d’identité ivoirienne pour les besoins de la cause.

En effet, à partir de la falsification de ce document administratif, Amada établit ensuite des procurations et des laissez-passés. A en croire des sources sécuritaires, le mode opératoire est bien huilé. Une fois les véhicules introduits sur le territoire ivoirien, M.Y. fait modifier les numéros de châssis afin de masquer leur origine frauduleuse.

Ensuite, ces voitures de luxe volées étaient revendues à des clients à des prix défiant toute concurrence. Mais, tout ce trafic est en partie possible, dit-on, grâce au financement d’une micro-finance qui serait aujourd’hui, dans le viseur des enquêteurs. Bref, depuis mercredi dernier, Amada séjourne au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA).

Et ses victimes présumées, nombreuses du reste, se sont mises en rapport avec les juridictions compétentes pour obtenir réparation. Combien sont-elles ? Quel est le préjudice réel ? Seule l’issue des enquêtes, minutieusement menées avec cette volonté affichée des autorités ivoiriennes de faire démanteler tout le réseau, situera sur l’ampleur de ce trafic du siècle.

G. De G.

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